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Laguiole : un fromage de haute renommée |
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| C'est à la Via Podensis que Laguiole devrait son fromage : l'abbaye d'Aubrac fut construite au XII° siècle pour servir de refuge aux pélerins. Les religieux y frabriquaient un fromage qui portait le nom d'un petit village : Laguiole. |
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Les moines ont été abandonnés par le train de l'Histoire mais Le Laguiole a perduré, fabriqué par les vachers dans les burons où ils séjournaient pendant l'estive. Tome fraîche, il est l'onctuosité et le parfum de l'aligot. Vieilli, c'est un fromage goûteux à la pâte dorée.
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C'est que l'herbe est bonne dans ces pâturages que les boraldes gardent verts même au plus ardent de l'été ! L'aubrac y paît tranquille. Jolie vache à la robe blond-feu, à la peau brune du museau et du contour des yeux, elle porte beau avec ses fines cornes pointues. |
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Descendante d'une race d'Afrique du Nord, élégante et rustique, elle habite si bien le paysage qu'on n'imagine plus les vastes prairies où s'égrènent les taches claires des troupeaux, sans sa présence qui s'offre, placide et bienveillante, aux regards des touristes. |
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Le Taureau de Laguiole.
Devenue symbole de l'activité agricole, la race a inspiré le sculpteur Georges-Lucien Guyot dont l'oeuvre en bronze trône sur le foirail de Laguiole : Le Taureau de Laguiole.
Sur cette place, se tenaient des foires renommées,
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où les maquignons, vêtus de leurs biaudes sombres, faisaient la pache, c'est-à-dire concluaient le marché, en se topant dans les mains, selon des codes oubliés, sans lâcher le dralhier, bâton d'alisier blanc, qui pouvait sevir à l'occasion pour régler les comptes d'un marchandage virant à l'aigre. |
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