Please update your Flash Player to view content.

Langues

French English German Greek Italian Portuguese Spanish
Forgeron, un art mythique PDF Imprimer Envoyer

art1

«Hier soir, à Cosne, nous allâmes dans un véritable enfer : ce sont des forges de Vulcain ; nous y trouvâmes huit ou dix cyclopes forgeant, non pas les armes d'Énée, mais des ancres pour les vaisseaux ; jamais vous n'avez vu redoubler des coups si justes, ni d'une si admirable cadence. Nous étions au milieu de quatre fourneaux ; de temps en temps ces démons venaient autour de nous, tout fondus de sueur, avec des visages pâles, des yeux farouches, des moustaches brutes, des cheveux longs et noirs [...]»
Madame de Sévigné, 1° octobre 1677


«Cette forge était comme ensevelie sous des arbres. Il y faisait très sombre ; seule, la lueur rouge d'un foyer formidable éclairait par grands reflets cinq forgerons aux bras nus qui frappaient sur leurs enclumes avec un terrible fracas. Ils se tenaient debout, enflammés comme des démons, les yeux fixés sur le fer ardent qu'ils torturaient ; et leur lourde pensée montait et retombait avec leurs marteaux.»
Maupassant


art3

Où mieux qu'en Aubrac, «sur ces hauts plateaux déployés où la pesanteur semble se réduire comme sur une mer de la lune», tels que les décrit Julien Gracq, où mieux qu'en ces paysages «qui mêlent indissolublement sentiment d'altitude et sentiment d'élévation», l'alchimiste du feu et de l'acier pouvait-il trouver un cadre plus propice à son inspiration ?


Car «ici tout vous ramène à l'essentiel,» dit le célèbre restaurateur et enfant du pays, Michel Bras.


C'est là, dans un bourg de ce vaste plateau basaltique où souffle le vent d'Aubrac que naquit l'histoire d'un couteau dont la renommée franchira les frontières, au-delà même de notre continent.
art5